Et oui en effet nous sommes tous des descendants d’Homo sapiens. Yuval Noah Harari nous le dit dans son livre « Sapiens » : « Nous sommes encore des animaux, et nos capacités physiques, émotionnelles et cognitives demeurent façonnées par notre ADN. »

Nous avons évolué mais au fond de nous ce besoin de contact avec la nature est ancré. Ce contact profond avec la terre, les plantes, la forêt est inscrit dans notre ADN et son absence est le déclencheur de pathologies diverses qui laissent perplexes nombres de spécialistes de l’enfance.

Et si nous souffrions de ne plus vivre en contact avec la nature ?

Peut-être que notre nouveau mode de vie sédentaire et enfermé ne satisfait plus du tout notre inclinaison naturelle.

Regardons nos propres enfants. Combien de temps par jour, par semaine passent-ils réellement à jouer dehors, à vivre dehors ?

Quel est aujourd’hui leur environnement ? La maison, leur chambre, leur école, le bus pour certains, la voiture pour d’autres…

Quelle période de la journée, de la semaine leur permet-elle de se connecter avec la nature ? Ils se lèvent pour monter dans un transport et passer la journée à l’école. Ils reviennent pour faire leurs devoirs, prendre leur leçon de piano ou de karaté, encore une fois enfermé dans une salle. Ils dînent et vont dans leur chambre. S’il arrive qu’ils soient rapides, et bénéficient d’un peu de temps libre avant le souper, ils le passent devant la télévision, devant une tablette, au mieux dans leur chambre à jouer aux lego.

Je n’ai rien contre les jeux de construction, au contraire, mais encore une fois, jouer dans sa chambre ne permet pas à l’enfant de se reconnecter à la nature, ni de satisfaire son ADN de chasseur/cueilleur !

Cette sédentarisation, ce temps passé devant les écrans, cette urbanisation, engendrent même une peur de la nature.

Nous avons tous été témoins de l’enthousiasme sans borne, de l’excitation sauvage et de l’attraction instinctive de nos petits lorsque nous les plongeons dans la campagne. Ils sont fascinés par les animaux, par la terre, la boue, ils se rouleront sans inconfort dans les prairies. Des gestes émotionnels et physiques qui sont dictés par notre ADN.

Il est temps de réagir et de donner à nos jeunes la possibilité de retrouver cette vie de cueilleurs de chlorophylle, de chasseurs d’empreintes, d’observateurs et d’acteurs naturophiles.

Sylvie Jarlov

À suivre, « Se salir dans la nature est bon pour la santé ».

Categories: Education

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