Toujours depuis Singapour voici quelques images rapides et significatives en rapport avec nos thèmes favoris : Nature, Art et Education !

 

Le Bonheur est toujours dans le pré.

On est sous la terre, à des dizaines de mètres dans les entrailles de Singapour, un réseau très propre et très efficace, bien en dessous des racines des arbres. On est dans une station du MRT, le métro qui transporte des milliers de personnes chaque jour à tous les bouts de la cité-état. Résultat d’un concours de dessin : la petite fille qui tient tendrement dans ses bras des poussins et semble bien heureuse dans son pré, à s’occuper de ses volailles ! Autour, on attend le prochain train pour filer à l’autre extrémité de l’île la plus peuplée du monde !

 

Un lycée pas comme les autres au pays des forts en maths!

Dans le pays qui occupe depuis des années la première place au monde dans les évaluations en maths, la pression est forte et on pourrait songer que dans ce monde de l’hyper-compétitivité sur le plan scientifique, les élèves matheux sont rois. C’est bien le cas, pourtant dans certains lycées comme la School Of The Art (SOTA) présentée sur la photo, on propose un autre parcours. Le Ministère de l’éducation reconnaît que des filières non scientifiques développent des qualités et compétences dont le pays a cruellement besoin : la créativité, l’esprit d’innovation, la passion…

 

Icônes

La mondialisation aime les icônes, on a besoin de ces nouveaux repères qui permettent de se situer dans un monde de plus en plus complexe. Un visuel qui simplifie la vie avec des codes bien établis et bien reconnaissables. On en a même produit pour les émotions (les émoticons). Paris a sa tour Eiffel, Annecy sa prison sur les canaux de la vieille ville. Singapour a une histoire bien jeune, mais le Merlion sur la baie et le nouvel hôtel casino à l’architecture remarquable sont les icônes les plus photographiés !

 

La montagne sous cloche

Dans les nouveaux jardins artificiels (Gardens on the Bay), se trouve une serre géante qui abrite le haut d’une montagne dans la zone tropicale. Un autre exploit du génie humain pour mettre à la portée des habitants des villes la nature devenue très inaccessible. Il faudrait franchir des kilomètres et crapahuter pendant des heures pour atteindre le sommet du mont Kinabalu sur l’île de Bornéo pour atteindre ce micro climat d’altitude en zone chaude et qui donne vie à une flore bien particulière. On peut déambuler en toute sécurité sous ce biodôme à deux pas du centre-ville. On est même parfois en plein brouillard sous la cloche au climat frais, ce qui est parfois gênant pour prendre les selfies!

 

Repeindre la ville en vert

Impressionnant, ce mur végétal à l’aéroport de Changi, le plus beau et le plus efficace du monde paraît-il !

Un préposé aux espaces verts semble un nain face à ce mur qui offre un décor nature aux voyageurs fatigués qui attendent leurs valises devant les carrousels des bagages.

Nourrir des chèvres

Il y a peu de champs, de fermes, de campagne à Singapour. Une petite poche sur le nord-est de l’île fait exception, mais l’espace est bien rentabilisé. Par exemple, une ferme cultive hors sol des légumes pour le marché local, dans de grands ascenseurs de verre où les plantes poussent à chaque étage. (Sujet d’un blog il y a quelques mois sur la culture hydroponique). On peut aussi aller assister à la traite des chèvres et leur donner à manger, ce qu’adorent faire les jeunes singapouriens. Les chèvres sont élevées hors-sol, sur des grilles qui rendent l’entretien plus facile. On est loin de la chèvre de Monsieur Seguin qui aurait déjà dû se réjouir de l’herbe autour du piquet qui la tenait prisonnière !

 

Les impressionnistes à Singapour

Belle exposition à la National Gallery sur le mouvement impressionniste. Nous sommes saisis en ce début de 21ème siècle par la beauté des toiles de Pissaro. A l’époque, les progrès des transports ont permis à cette nouvelle génération d’artistes, jugés farfelus par les critiques d’art de leur temps, de prendre les premiers trains et de quitter leurs ateliers parisiens pour aller peindre dans la campagne. L’invention des tubes de peinture qui permettait de transporter les couleurs a offert la possibilité de planter les chevalets en pleins champs et de peindre à l’huile, traduisant les émotions ressenties face à la nature directement sur les toiles. Les Singapouriens semblent émus devant ces tableaux d’un autre temps. L’art qui vous saisit par l’affectif est bien un langage universel !

 

Les nouveaux transports

Ces trottinettes électriques aménagées avec un siège conducteur pour le modèle luxe sont les nouveaux outils de la mobilité urbaine. La ville a été prise par surprise. Après avoir laissé faire, voici venu le temps de légiférer. Limite de vitesse et parcours restreints avec lourde amende à la clé. Singapour n’aime pas le désordre. Certes, il faut promouvoir l’efficacité et la propreté dans les transports, et le scooter électrique répond à ces critères, mais des conflits nouveaux naissent ainsi que des risques. On voit des pères qui transportent leur enfant sans casque et qui filent à 30 km/h sur les trottoirs… Paris semble aussi confronté au problème. A Singapour, il semble que l’ordre finisse toujours par régner, question d’éducation !

 

Jardin Botanique

Le jardin botanique de Singapour est une visite incontournable. Plus qu’un jardin, c’est un lieu de vie, un lieu de paix. Nous avons vu pendant des années cette « maîtresse » de Tai Chi (en rose sur la photo).  Elle est toujours aussi jeune et active, déroulant avec élégance et des gestes précis les mouvements qui contrôlent les flux d’énergie, dans un décor toujours aussi serein et puissant.

 

Ci-dessous, la nature incroyable de cette région du monde. Les plantes semblent s’enlacer comme des amants fidèles, et toutes les nuances du vert jaillissent au détour des sentiers. On connaît ces plantes en Europe, elles restent des naines, enserrées dans leur pot et passant l’hiver dans les jardineries ou dans les salons à l’abri du froid !

 

L’argent de la chance !

Toujours dans le jardin botanique, j’ai admiré et photographié ces nénuphars des tropiques. Puis, en regardant de plus près, j’ai découvert les petites pièces d’argent jetées par des passants. La nature victime de la superstition des hommes…Y a-t-il aussi des pièces sur les nénuphars ou nymphéas des toiles de Monet ?

 

Le multiculturalisme expliqué aux enfants

Cette série de livres pour enfants présente les quatre principales langues, cultures et traditions à Singapour : les Chinois, les Malais, les Indiens et les Caucasiens.

Dans les écoles on ne cesse de répéter les mêmes messages : tolérance, respect des autres races, religions, cultures. Il est important dans un petit pays composé d’une mosaïque de peuples de se côtoyer et de s’accepter. Cela n’a pas toujours été facile. L’éducation est la clé et le gouvernement en est conscient. Dans l’ensemble, Singapour donne l’impression d’une société multiraciale et multiculturelle exemplaire.

 

 

 

 

 


0 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *