(image Le Point)

La semaine qui vient de s’écouler dans le monde et dont les médias nationaux et internationaux sont les porte-parole, amplifiant à plaisir les excès de langage pour couvrir les unes de gros titres frappant les esprits, donne une image troublante de notre monde. Il est bien entendu impossible de faire la part des choses, de savoir exactement jusqu’où ces disputes qui ressemblent à des querelles de cour de récréation mais dans une monde d’adulte, peuvent nous mener et avoir de réelles conséquences sur la vie de nos peuples. Liste loin d’être exhaustive : les échanges d’insultes entre le leader d’un des pays le plus puissant du monde, le président américain, et le dictateur de la Corée du Nord, les premières manifestations en France et un titre « Mélenchon-Macron : ils aiment tellement se détester » dans Le Parisien (23/09/2017), la persécution des Rohingyas au Myanmar, les catalans qui manifestent colère et volonté d’indépendance en Espagne, les élections en Allemagne et la montée de l’extrême droite qualifiée de raciste, anti-européenne, intolérante… La Terre semble aussi en cette saison peindre un décor apocalyptique avec ses ouragans dans les Caraïbes et ses tremblements de Terre au Mexique ou ailleurs, comme pour participer à ce grand spectacle d’une humanité qui poursuit son histoire avec ses passions, ses tragédies, ses morts.

Quel contraste avec les mots de plus en plus présents dans le nouvel écosystème éducatif qui voit le jour en ce début de siècle, s’appuyant bien sûr sur des mouvements profonds du précédent. Placer nos espoirs dans la nouvelle génération est sans doute un besoin de réagir à la violence du quotidien et aux incertitudes du futur. Les éducateurs du 21ème siècle en sont de plus en plus conscients, faisant de leur quotidien un vocabulaire qui traduit un véritable état d’esprit constructif et salvateur pour la nouvelle génération. Comme on le voit, en politique, émotions et sentiments ont leur place, mais ils sont bien souvent négatifs : « Ils aiment tellement se détester » dit-on de nos leaders ! Dans les nouvelles écoles, lieux d’apprentissages et d’ouverture au monde le vocabulaire est différent et la place de l’intelligence émotionnelle de plus en plus marquée: tolérance, bienveillance, respect, empathie, société plus juste et durable, développement, valeurs humanistes, compétences relationnelles, collaboration, capacité à comprendre et apprécier l’autre, aimer les  cultures différentes de la sienne, créer, innover afin de rendre le monde meilleur…

L’éducation comme solution aux grands problèmes de notre monde est peut-être le dernier espoir, la dernière frontière à conquérir en ce début de millénaire !

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