La créativité fait partie des cinq mots commençant par C et qui sont souvent repris par les écoles privées sur la côte ouest des Etats-Unis comme valeurs sûres d’une éducation qui prépare vraiment les élèves à l’avenir, en anglais cela donne :La créativité fait partie des cinq mots commençant par C et qui sont souvent repris par les écoles privées sur la côte ouest des Etats-Unis comme valeurs sûres d’une éducation qui prépare vraiment les élèves à l’avenir, en anglais cela donne :
«  Creativity, Critical-thinking, Character, Communication, Collaboration (and Cooperation) »
On pourrait s’arrêter sur chaque mot et passer du temps à parler de l’importance de chacune de ces compétences et comment l’école d’aujourd’hui peut développer des stratégies pour les mettre en valeur. Pas seulement l’école d’ailleurs, mais la famille, la société, tous les acteurs de l’éducation, y compris les structures parascolaires.

Sir Ken Robinson est le gourou de la créativité à l’école. Sa conférence de 2006 « L’école tue-t-elle la créativité ? » mise en ligne il y a onze ans a connu un succès planétaire. Il prône un nouveau modèle d’école, une autre façon d’éduquer, offrant aux enfants un environnement scolaire qui les motive. Il n’y a pas une façon ou une recette miracle pour encourager la créativité, mais de nombreuse approches, un nouvel état d’esprit qui donne aussi à l’élève une place différente et lui propose de s’engager dans son projet éducatif. Créativité est aussi lié au notions de liberté et de plaisir.

Dans un article récent du Monde (LE MONDE |  04.09.2017 à 14h52 | Propos recueillis par  Emmanuel Davidenkoff)
Ken Robinson répond à deux questions essentielles :

Pourquoi la créativité est-elle aussi importante ?
Parce que c’est ce qui nous fait avancer. Toutes les grandes ruptures ont été accomplies parce que l’être humain sait, parfois, faire preuve de créativité, et non reproduire inlassablement ce qu’il faisait auparavant. L’école doit donner cette compétence aux enfants car ils vont arriver dans un monde où beaucoup sera à réinventer. L’intelligence artificielle va bouleverser le marché de l’emploi. C’est en cours depuis longtemps dans l’industrie ; c’est imminent dans les services. Quel sera l’impact exact de ces changements ? A quelle échéance se produiront-ils massivement ? Franchement, je pense qu’on ne le sait pas plus aujourd’hui qu’on ne pouvait prévoir l’impact de la révolution industrielle au début du XIXe siècle. La seule chose que l’on sache, c’est que cela va arriver, et que la transition peut être brutale. Songez seulement aux bouleversements produits par les smartphones ou les réseaux sociaux, qui n’existaient pas en 2006 lorsque j’ai donné cette conférence.

L’école doit donc changer pour adapter les enfants à l’économie de demain ?
Non. Cela sera un bénéfice collatéral. Elle doit changer d’abord pour s’adapter aux enfants d’aujourd’hui, qui se portent de plus en plus mal, soumis qu’ils sont à l’addiction aux écrans, à la pression scolaire, à la surprotection des parents, au cyber-harcèlement… Partout dans le monde, les taux de dépression et de suicide des jeunes augmentent.

À la deuxième question, sa réponse est rassurante. Non, on ne change pas l’école pour faire plaisir aux nouvelles attentes du marché du travail. Aux USA, c’est pourtant un argument majeur pour convaincre les parents, quand on est une école privée, que les compétences enseignées, les stratégies pédagogiques qui en assurent le développement chez l’enfant, leur permettront d’être plus compétitif dans un monde de plus en plus complexe et exigeant, où la loi du plus fort n’a pas fini de prévaloir !
L’enjeu de l’éducation est en effet à la fois compliqué et très simple, compliqué pour ses approches, la multitude de méthodes, de stratégies éducatives, les « écoles » de Montesssori à Waldorf, en passant par Freinet et bien d’autres, et la difficulté à faire bouger les lignes et prendre en compte les changements dans la société, ainsi que la grande variété des outils pédagogiques, y compris le numérique. Simple, car comme le souligne Sir Ken Robinson, l’école doit s’adapter pour une raison majeure : prendre en compte les enfants dans la société d’aujourd’hui, et les aider à trouver équilibre et bonheur.

Pour aller plus loin (en anglais) la célèbre conférence de 2006: « Do schools kill creativity? » Avec Sir Ken Robinson:

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