Ayant été en contact avec un cas positif de covid-19, et présentant plusieurs symptômes moi-même, me voilà confinée durant quelques jours. J’en profite donc pour reprendre … le clavier.
Et bien , c’est confirmé, la ferme pédagogique de la Balme est effectivement un haut lieu de biodiversité.
Pendant le confinement nous avons tous pu constater que la nature reprenait ses droits. Les mésanges charbonnières n’ont jamais émis d’aussi belles vocalises.
Chez nous, nous avons, en effet, eu le plaisir de voir un faisan rôder autour de la maison, et frapper à la porte jusqu’en érafler le verre poli. Il s’est ensuite invité sur la terrasse.
Lors de notre unique semaine de camp cet été en août (toujours pour des raisons de risques de contamination), là-encore, la nature s’est montrée généreuse avec notre petit groupe d’enfants. Dès le premier jour, à l’arrivée des naturalistes en herbe qui s’étaient spontanément regroupés près de la mare, Clément, notre animateur scientifique et jardinier, trouvait près des rochers une mue de couleuvre à collier longue de 114 cm et entière des crochets jusqu’au bout de sa queue. Émotion garantie…

Toute une famille est en effet en résidence sous les pierres qui bordent la mare.

Le lendemain, un soleil estival inondant la terrasse, Clément dépliait le parasol quand une pipistrelle chuta lourdement sur les lames de bois. Celle-ci, choquée, resta suffisamment longtemps sans réaction pour donner le temps à Clément d’attraper un récipient transparent et de l’en recouvrir. Les enfants eurent le privilège et le plaisir de l’observer pleinement jusqu’à ce qu’elle recouvre ses esprits et décide de prendre son envol sous les yeux émerveillés du groupe.

Le lendemain enfin, Clément le jardinier, parti déterrer des pommes de terre pour la surprise végétarienne du repas, appelait en hâte les enfants pour leur montrer un magnifique exemple de biodiversité et de chaînon alimentaire : une grosse limace orange qui s’apprêtait à goûter le tubercule, était très sérieusement menacée par un crapaud charnu caché à l’affût dans la terre et ayant parcouru environ 200 mètres depuis la mare pour satisfaire son appétit de batracien.

Les deux derniers jours furent consacrés à l’étude et l’observation des oiseaux (thème de la semaine), toujours en grand nombre dans les haies, sur la mare où un couple de colverts avait décidé de passer sa lune de miel durant le confinement, et bien sûr en vol planant pour les magnifiques rapaces qui abondent au-dessus des terres agricoles.

En conclusion et pour nos lecteurs qui ont des enfants ou petits enfants, voici une idée intéressante proposée par la FCPN (fédération pour connaître et protéger la nature) : encourager les jeunes à devenir de véritables ambassadeurs des mal aimés des jardiniers, en aidant à les faire connaître et apprécier à leur juste valeur.

Votre petit(e) aura droit à une carte de membre et deviendra ainsi un(e) acteur(trice) de la biodiversité.

Pour les modalités d’inscription, cliquer sur le lien suivant :

Bonne santé à tous…

Sylvie Jarlov

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